Moras-en-Valloire

Le lavoir qui jouxte la bibliothèque est accolé au mur de soutènement de l’école qui est lui-même un vestige du rempart. Lors de l’aménagement des Terreaux, en 2012, il a été restauré.
Le cadastre napoléonien en 1818 situe aux terreaux « fontaine et réservoirs ». Ce pourrait être le « grand bassin » évoqué par l’arrêté municipal de 1841, qui servait de lavoir mais aussi de réserve d’eau pour les incendies.
Avant 1940, il était encore utilisé aussi bien par les villageoises que par des lavandières professionnelles ou laveuses. Les lavandières se déplaçaient chez les gens pour faire la lessive. Décrasser, faire bouillir, puis rincer le linge dans l’eau froide du lavoir, avant de l’étendre, c’était un dur labeur qui prenait une journée entière.
L’eau courante n’est arrivée dans les maisons que vers les années 1950
Sur une aquarelle réalisée en 1918 par le peintre Kilian et récemment retrouvée (2003), on distingue le lavoir à ciel ouvert. Il n’a été couvert qu’après la guerre 14-18, tel que représenté sur la carte postale.
